Comment dompter son sommeil en prépa

Dompter son sommeil pour réussir en prépa

Réussir sa prépa, c’est mission impossible si on ne gère pas correctement son sommeil. En revanche, en apprenant à le maîtriser, tu pourras réellement optimiser tes capacités d’apprentissage et d’assimilation et rendre ces deux années bien plus supportables.

Pourquoi dormir ?

Le philosophe et physicien allemand Georg Christoph Lichtenberg écrivait : « On ne dort pas pour dormir, mais pour agir ». Si le simple plaisir du sommeil ne te suffit pas, invoque plutôt la raison et donne-toi les moyens d’être en forme. Pourquoi dormir ?

  • Pour te reposer à la fois physiquement et intellectuellement. Le rythme soutenu de la prépa impose à ton corps beaucoup de fatigue, et pas qu’intellectuellement parlant. Tu dois aider ton corps à tenir le coup, d’autant que si tu adoptes un bon équilibre, tu vas également ménager quelques moments de ta semaine pour une activité physique. Côté cerveau, celui-ci utilise à lui seul 23% de l’énergie des aliments pour fonctionner. Une raison suffisante pour le choyer comme toute autre partie de ton corps.
  • Pour être attentif en cours. L’essentiel du travail se fait en classe. Pour en profiter pleinement, tu dois être capable de suivre, de comprendre, de réfléchir, de chercher et de questionner. Cela demande à la fois concentration et démarche volontariste. Être acteur de ses cours demande une vraie disponibilité énergétique !
  • Pour te rendre service. Rattraper un sommeil perdu prend énormément de temps – les médecins parlent parfois d’un mois pour récupérer pleinement une nuit blanche, sans compter le contrecoup systématique du surlendemain – et demande un aménagement spécial de ton emploi du temps. Tu risques alors de tomber dans un cercle vicieux où tu vis en décalage les moments de travail et ceux de repos.
  • Pour apprendre, et solidement. La prépa requiert de mobiliser la mémoire de long terme. Les apprentissages dans la durée ne peuvent se faire qu’en étant un minimum reposé. De plus, ceux-ci sont assimilés de manière inconsciente pendant la nuit. Enregistrer ces informations demande un sommeil profond et de bonnes nuits de sommeil.

 

Sommeil prépa les sherpas

 

Les règles d’or :

1. La régularité tu observeras

Le plus important pour bien dormir, c’est d’avoir un rythme régulier. Couche-toi et réveille-toi à heures fixes. Si au début tu risques d’avoir du mal à t’endormir, prends ce temps comme un sursis pour ton cerveau. Elle est loin l’époque où tu savourais les moments d’ennui, et ce sont eux qui façonnent ton intelligence. La régularité sera moins violente pour ton corps et te procurera tout au long de l’année une sensation de plein repos physique. Attention aux grasses matinées le weekend : l’idéal est de se fixer une heure limite relativement proche de celle de ta semaine. En vacances, veille à ne pas trop décaler tes cycles de sommeil.

2. Suffisamment tu dormiras

Tu as besoin d’un quota minimum de sommeil, bien qu’il varie grandement d’une personne à l’autre. Sois attentif à cela et ne sacrifie surtout pas ton sommeil au profit de davantage de travail. En aucun cas tu ne dois envisager un tel arbitrage : arrête de travailler quand l’heure du coucher sonne. Fatigué, tu paieras ton retard de sommeil dans ton travail du lendemain et c’est parti pour la spirale infernale ! Inutile d’ajouter que les nuits blanches sont à proscrire, quand on sait les conséquences longues qu’elles ont sur ton organisme (tu n’as vraiment pas besoin de ça, là, crois-moi).

3. Habilement tu t’adapteras

Ainsi, si tu n’as pas fini un exercice, tant pis. Le sommeil prime. Ne te couche pas après 23h et tâche de faire autre chose au moins pendant le dernier quart d’heure qui précède l’endormissement : lecture, musique, relaxation… Cela t’évitera également de cogiter toute la nuit. Travailler à la dernière minute n’est en outre pas une bonne stratégie.
En ce qui concerne les siestes, elles sont une bonne option si tu en ressens le besoin. À l’instar des Présidents, ce sont les micro-siestes qu’il te faut – dans le cas d’une véritable sieste, 20 minutes pas plus !
Il te faudra également t’adapter aux différents moments de l’année, et notamment aux deux gros « coups de pompe » saisonniers : celui de novembre, passée la phase d’adaptation de la rentrée, et celui de janvier alors que le corps puise dans tes réserves pour l’hiver.

La micro-sieste en tuto

  • Le savais-tu ? À partir du moment où ton corps bascule dans l’état d’inconscience du sommeil, il a déjà énormément récupéré. Il te suffit donc d’atteindre cette microseconde d’endormissement pour jouir des bienfaits d’une sieste.
  • En pratique : isole-toi et assieds-toi sur une chaise ou un fauteuil, les bras le long du corps, avec un trousseau de clés dans une main. Isole-toi, détends-toi. Quand tu basculeras, ta main détendue lâchera le trousseau de clés : le signal pour toi de te remettre au travail !

4. Ton alimentation tu soigneras

Dompter son sommeil, c’est enfin en lien avec le reste de ce que tu offres ou imposes à ton organisme. Au niveau alimentaire, de nombreux facteurs peuvent jouer sur la qualité de l’endormissement et du repos.
Préfère un dîner léger qui ne demande pas trop d’effort de digestion (privilégie les légumes et les poissons, évite le fromage et la viande rouge). Les sucres lents complets peuvent t’aider à t’apaiser en régulant la quantité de glucose de ton organisme. À ce sujet, tu peux consulter nos recommandations concernant le rythme alimentaire à adopter en prépa.
Pense à dîner tôt aussi : en mangeant plusieurs heures avant de te coucher, tu t’apportes des nutriments pour ta soirée et ne te couches pas en phase de digestion. Ensuite, les conseils à suivre sont ceux d’une bonne journée équilibrée : pas de repas sautés, de bons apports le matin, et des petits plaisirs.
Évite les excitants contenus dans les sodas ; et tâche de limiter le café et le thé, au moins à partir d’une certaine heure, pour ne pas faire en permanence une guerre contra-cyclique à ton corps (les agrumes et kiwis sont de très bons boostants !).
Enfin, si tu es stressé et que cela dégrade ton sommeil, tu peux te tourner vers les infusions, l’homéopathie, des petits exercices de respiration, de relaxation, de méditation… et te faire aider par des médecins ou spécialistes qui sont là pour ça ! Trouve ton bon équilibre.

 

Le sommeil est incontestablement une clé de la réussite de la prépa. Un peu comme la salle de classe pour les élèves, c’est lui qui fixe le cadre et permettra à ton corps et à ton cerveau d’accueillir tout ce que tu as à leur offrir au cours de la journée. Prends bien conscience de l’importance de soigner ton sommeil et observe nos règles d’or. Toutefois, la plus importante sera sans doute celle d’écouter son corps. Entre les efficaces lève-tôt adeptes des Miracle Mornings et les dynamiques veilleurs de nuit, chacun son rythme !

 

Pour finir, l’écrivain suisse Jacques-Henri Meister résume assez bien :

« Ce que le sommeil est au corps, le repos l’est à l’âme : le sommeil ranime d’abord nos facultés, mais prolongé trop longtemps, il les accable, il les éteint ».
De la morale naturelle, 1788

Dormir pour agir, donc, mais gare à l’hibernation !

 

« Béni soit celui qui jadis inventa le sommeil »
Miguel de Cervantès

Lucie

Etudiante et passionnée d’éducation, je rêve d’une école de demain performante et juste, qui donne les moyens à chacun de se réaliser. Avec les Sherpas, je fais ma petite part du colibri.

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