Maximiser son attention en prépa

5 stratégies pour maximiser votre attention

Les études scientifiques convergent : l’attention est en chute libre depuis 10 ans. Cela s’explique principalement pour deux raisons :

  • Les habitudes de lecture développées par la consultation d’une page sur Internet sont opposées à la façon avec laquelle nous traitons naturellement l’information.
  • Le multitasking n’est rien d’autre qu’un « neuromythe »

Internet, ce petit démon

Si Internet nous permet de trouver plus vite une information et de prendre une décision plus rapidement, il en résulte également une perte d’attention et de mémorisation.
Habitués aux photos, pages de favoris et notes rapides sur Smartphone, nous abandonnons l’effort de mémorisation.
En parallèle, nous avons de plus en plus de difficultés à concentrer notre attention sur la « global picture ». En témoigne le foisonnement d’études marketing (eye-tracking) qui optimisent les zones de ciblage des yeux des consommateurs ciblés !

 

Maximiser son attention en prépa les sherpas

 

Faites-vous partie des 2% de la population qui peuvent se prétendre « multitâches » ?

L’idée d’être multitâche séduit et convainc… pourtant, cela ne concerne que 2% de la population et désigne ceux qui sont capables de gérer deux situations « concurrentielles » en même temps, en alternant très vite la mobilisation des deux hémisphères de leurs cerveaux.

Faites le test !

  1. Recopiez sur une feuille le tableau suivant, une fois au recto, une fois au verso
  2. Au recto, vous allez remplir, ligne par ligne et en vous chronométrant :

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3. Au verso, vous allez remplir ces mêmes lignes mais cette fois-ci de haut en bas (1, A, I ; 2, B, II, …) en vous chronométrant également.
4. UNE consigne à respecter : écrivez le plus vite possible, et notez directement votre temps une fois le tableau rempli

Résultat :
• Si vous réussissez à remplir les 2 tableaux en moins de 18 secondes chacun, et avez moins de 2 secondes d’écart entre vos deux temps, vous êtes par chance un de ces 2% d’individus dotés d’un pli supplémentaire dans le lobe préfrontal (rien que ça)
• Si vous vous améliorez en repassant le test, la tâche devient automatisée et l’expérience a perdu son intérêt (tout comme parler en conduisant n’est pas considéré comme du multitâche lorsque vous savez déjà bien conduire).
Explication : les lettres et les chiffres ne sont pas enregistrés dans la même partie du cerveau. En faisant ce test très simple, vous alternez les zones du cerveau que vous mobilisez, et cela génère du stress (la pression artérielle augmente)

Conclusion (plutôt sympa) : à faire plusieurs choses en même temps, on est moins efficaces… et plus stressé ! A expliquer à vos parents, à vos profs… et à appliquer précieusement pour vous ! Acceptez cela et travaillez en conscience.

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Cinq stratégies pour diminuer l’inattention, grâce aux connaissances en neurosciences :

1. Recentrez votre intérêt sur le détail plutôt que de chercher à faire parler une image globale trop rapidement. Entraînez-vous aux 7 différences ! Plus sérieusement, à la lecture d’un texte, analysez les informations contextuelles (date, auteur, source), appréhendez la structure, cherchez les connecteurs logiques qui semblent suggérer les points d’attention…
2. Passez en mode « mono-tâche » : à partir du moment où l’on prend conscience que le multitasking est un neuro-mythe qui nous dessert, on a intérêt à procéder en plusieurs temps. Pour la relecture d’une copie par exemple, passez plusieurs scans différents : un pour la méthodologie, un pour l’orthographe, un pour l’exactitude des citations, dates, calculs…
3. Relâchez la pression toutes les 15 minutes. À votre avis, pourquoi autant de JT ont vu le jour ces derniers temps à 19h45, à 13h15, … ? Pourquoi les Ted Talk ont-ils ce format-ci ? Enfant comme adulte, l’attention baisse au bout de 15 minutes et il faut donner l’illusion à son cerveau que l’on change de tâche régulièrement. En cours, alternez écoute et prise de notes, participez activement lorsque vous commencez à décrocher. En DS, recourez à tour de rôle à votre cerveau pour brainstormer, mobilisez votre corps en écrivant, bougez vos pieds, buvez, grignotez un en-cas. Cela vous aidera en prime à prendre du recul ! De la même manière : faites des (micro)pauses très régulières dans vos révisions. Pause-pipi, verre d’eau, grattage de votre chat, ouverture de la fenêtre… Autant de subterfuges pour aérer votre tête et renouveler votre attention.
4. Pratiquez la flexibilité attentionnelle. Impossible d’être attentif des heures à 100% ! Les tennismen qui jouent 5h ne sont pas concentrés avec la même intensité pendant un service, un renvoi de balle, un échange de fond de cours, un moment d’applaudissement… Apprenez à distinguer les moments importants (mettez-vous un coup de fouet si le prof évoque « une démonstration-clé qui revient très souvent »), et détendez-vous lorsqu’il explique que pour aller plus loin vous pouvez visionner telle ou telle ressource. Apprendre à faire le tri et à hiérarchiser est une clé de la réussite des études, et cela permettra également de vous reposer. Que ce soit en concours comme en sport ou dans vos conversations plus informelles avec vos profs : développez ces stratégies et adaptez l’intensité de votre attention !
5. Cherchez du feedback instantané. C’est uniquement lorsque le cerveau a instantanément des résultats qu’il peut immédiatement réadapter sa réponse. Collectez le feedback, cherchez à comprendre tout de suite vos erreurs plutôt que de procrastiner. Efficacité garantie !

Bon travail.

Lucie Greiveldinger

Etudiante et passionnée d’éducation, je rêve d’une école de demain performante et juste, qui donne les moyens à chacun de se réaliser. Avec les Sherpas, je fais ma petite part du colibri.

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