ITW de Karen Mazmanian

Paroles de Sherpas – Karen Mazmanian

« Paroles de Sherpas » est une nouvelle série d’articles que nous vous proposons sur le blog des Sherpas. L’idée est simple, vous présentez aujourd’hui vos Sherpas de demain. Qu’ils aient cubé, changés de voies en cours de route, majoré les plus grandes écoles de France, ou appris le chinois tout seuls, tous ont de belles histoires à partager avec vous.
Leur point commun est d’avoir cette volonté de vous aider au jour le jour à intégrer l’école de vos rêves comme eux l’ont fait avant vous.

On commence cette série par Karen Mazmanian, avec qui nous avons travaillé précédemment pour vous proposer des masterclass de préparation aux entretiens de qualités. Issu de l’ECSP et de l’ENS, « plume » au sein d’un cabinet politique, il nous rejoint après avoir également travaillé en cabinet de conseil en stratégie et dans plusieurs organisations internationales, dont l’ONU. Karen nous livre ici ses conseils, de par son expérience, pour performer aux concours. Bonne lecture !

 

Hello Karen, peux-tu te présenter ?

J’ai 25 ans et je vis en région parisienne. Après un bac scientifique, j’ai fait une prépa ENS Cachan au lycée Turgot à Paris.
J’ai été admis à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan et à ESCP Europe à l’issue de ma prépa. Deux cursus que j’ai choisi de suivre en parallèle. Au cours de mes études, j’ai aussi obtenu un master d’économie à l’Ecole Polytechnique, ainsi qu’un master en sciences sociales et philosophie politique à l’EHESS. J’ai également une licence d’économie et une licence d’histoire.
Je suis actuellement à Sciences Po Paris dans l’optique de préparer les concours administratifs.

 

Ton parcours est impressionnant, mais savais-tu déjà quelles études tu voulais faire au lycée ?

Je ne me prédestinai pas spécialement à ces études. Pour être honnête j’étais intéressé par des choses très différentes : comédien, scénariste, journaliste… J’ai grandi au sein d’une famille très artistique, ce qui m’a beaucoup inspiré. Paradoxalement, ce sont mes parents (comédiens et metteurs en scène tous les deux) qui m’ont toujours poussé à suivre une voie plus scolaire. Leur argument a toujours été “La passion n’est pas éphémère, construis-toi d’abord un bagage académique et fais-en ce que tu veux après !”.

 

Comment as-tu vécu tes années préparationnaires ?

Étrangement, plutôt très bien ! J’ai le souvenir de cours passionnants enseignés par des professeurs géniaux. J’ai aimé le challenge intellectuel et surtout les super amis que je m’y suis fait !
Le rythme était évidemment très intense, je ne peux pas dire que c’était la belle vie tous les jours, mais tout cela était vite rattrapé par une dynamique de travail toujours plus exigeante.

 

Quelles ont été tes plus grosses difficultés durant celles-ci ?

Surement l’adaptation par rapport au lycée, le changement de rythme et la découverte de la réalité du concours : la “cruauté” de jouer plusieurs mois de sa vie/de préparation sur quelques jours d’épreuves.

 

Que conseillerais-tu aux personnes ayant l’ambition de faire une grande école ?

Le faire ! Au moins essayer et comprendre les choses par soi même. Sincèrement si j’avais écouté mes professeurs de lycée je n’aurais jamais osé faire tout ça… Les grandes écoles nourrissent beaucoup de mythes et de fantasmes qui sont souvent très loin des réalités. Une fois qu’on y entre on se rend compte que personne n’est surhumain ou n’a d’ailes dans le dos !

 

Tu es notre spécialiste des entretiens de personnalités, comment as-tu fait pour te préparer aux tiens? As-tu un conseil à donner aux préparationnaires qui passeront les leurs en juin ?

La première étape était de construire un projet qui me correspondait et qui correspondait surtout aux écoles que je voulais. Ensuite il fallait évidemment travailler sur mon cv, mes expériences et mes aspirations comme nous l’expliquons souvent dans la masterclass. J’ai ensuite construit toute une batterie de questions (des plus banales aux plus difficiles) pour pouvoir y répondre en les ayant préparées avant. Enfin, je me suis entrainé un maximum en prépa, avec mes amis, avec des étudiants issus des écoles que je voulais… L’entraînement est essentiel, sinon fondamental, pour réussir cette épreuve.
Si je devais donner un conseil, je dirais qu’il faut tout faire pour travailler sa cohérence. C’est pour moi le point crucial d’un entretien réussi. Un élève qui réussit son entretien est celui qui arrive à dissiper tous les doutes que le jury peut avoir sur sa candidature et qui donne l’impression d’être quasiment déjà prêt à réaliser son projet (par sa nature, sa connaissance des sujets, son humilité, sa capacité à raconter son histoire, à construire des liens naturels avec l’école…).

 

Que penses-tu du service proposé par Les Sherpas ? Est-ce quelque chose qui aurait pu t’intéresser à l’époque ?

Je trouve que c’est l’outil parfait pour tout élève en classes préparatoires. Pour l’anecdote, j’avais un professeur particulier de mathématiques avec qui j’échangeais beaucoup par message en dehors des cours. Il me coachait, écoutait mes doutes, répondait à toutes mes questions… J’ai le souvenir de conversations mémorables, tard la nuit, pour parler d’espaces vectoriels ou d’inversion de matrice. Quelque part c’était un Sherpa avant l’heure ! Très honnêtement je pense que ce suivi de long terme m’a beaucoup apporté.

 

photo Karen Mazmanian

 

Quelles ont été les questions les plus farfelues/fun/étonnante que tu as eues durant tes entretiens de personnalité ?

“Parlez-nous de vous sans jamais évoquer une ligne de votre CV”.
Je me souviens avoir évoqué une anecdote très personnelle mais vraiment structurante dans mon parcours ensuite. Le jury avait trouvé ça drôle et original, donc je pense que ça avait plu.

“Quelles sont les raisons qui vous pousseraient à ne pas choisir notre école ?”.
L’inverse de la question la plus attendue à tous les entretiens… Je crois avoir exagéré mes “raisons” pour rendre mes arguments ridicules et donc montrer à quel point je ne le pensais pas.

“Aimez-vous l’argent ?”
J’avais répondu que si je disais oui j’allais passer pour quelqu’un de cupide ou d’avare et que je disais non ils allaient me prendre pour un hypocrite. À choisir entre un cupide ou un hypocrite, je préférais la mesure et le bon sens “Je ne l’aime pas d’amour mais je ne le déteste pas non plus”.

 

Des projets pour la suite ?

Je ne veux pas me porter malheur alors je vais me contenter de dire que j’en ai plein et qu’ils sont tous très différents (peut-être trop).

 

Merci beaucoup pour ton temps Karen, on te retrouve dans nos masterclass !

Si vous aussi vous préparer vos entretiens de personnalités, vous pouvez retrouver Karen dans la masterclass de préparation aux entretiens !

Etienne Porche

Ancien de Franklin & Commercia, élève à l'ESCP et cofondateur des Sherpas. Passé de minor à Major pendant ma prépa, trois 20/20 en ESH, je suis passionné par l'éducation et fan de méthodo et développement personnel. Je me bats tous les jours chez pour construire une éducation moderne et humaine pour tous ! 🔥💖

Nos lecteurs ont apprécié cet article
Et toi ? As-tu aimé ?

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (4 votes, moyenne: 4,50 sur 5)